Par rapport à mon dernier envoi, j’ai omis un commentaire de la porte-parole de Desjardins. Celle-ci indiquait que la hausse des frais n’entraînera pas de hausse des revenus mais seulement à couvrir la hausse des coûts. Ce qui est sous-entendu, c’est que ça coûte cher d’employer du personnel pour du service à la caisse.
Il semble à prime abord normal qu’un être humain coûte plus cher qu’une machine. Mais dans le cas des machines distributrices, il reste une importante part humaine. Il faut du personnel pour vider et transporter les dépôts (chèque), d’autres pour traiter ces dépôts (ouvrir les enveloppes, vérifier les chèques, etc).
Une étude de 2004 comptabilise les coûts pour les deux méthodes. Peut-être que les coûts ont changé depuis les quatre dernières années mais ça apporte un éclairage intéressant. Ainsi, selon l’analyse de TowerGroup, le coût pour traiter un dépôt dans un distributeur automatique variait entre $1.50 et $2.00 alors que le coût moyen au comptoir était de $1.40.
Évidemment, les employés au comptoir ne font pas que traiter des chèques et leur productivité (nombre d’opérations/heure) est probablement moindre. Mais ça laisse quand même réfléchir au sujet du discours quant aux coûts supérieurs des travailleurs au comptoir.
Il est à noter qu’aux États-Unis, il est maintenant légal pour les banques de scanner directement les dépôts (sans utilisation d’enveloppe), ce qui devrait diminuer les coûts de manière importante. Par contre, il faut remplacer les machines. Le Canada devrait suivre un jour, et ils expliqueront probablement que remplacer les vieux guichets automatiques par des machines plus efficaces et plus sécuritaires nécessite une hausse des frais.







